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LA CARTE DE FRANCE DE CASSINI
TV Tours, "Tout sur un plateau", 30 juin 2011
émission animée par Emilie Leduc


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UN DESSIN DE GIACOMETTI VENDU 105.000 EUROS A CHEVERNY
A.F.P., 27 juin 2011


cliché Richard Ode

CHEVERNY (Loir-et-Cher) — Un dessin d'Alberto Giacometti datant de 1941, représentant son éditeur et ami Tériade, a été adjugé lundi 105.000 euros, hors frais, lors de la 23e vente aux enchères au château de Cheverny (Loir-et-Cher).

Ce dessin au crayon et gomme sur papier vélin a été acquis par un acheteur grec anonyme. Au prix marteau de 105.000 euros, il convient d'ajouter 24% de frais.

Sur les 20 dessins du sculpteur et dessinateur suisse présentés à la vente, un dessin d'après une sculpture de la déesse Mout a été acquis, hors frais, pour 60.000 euros et deux autres l'ont été pour 40.000.

Les autres oeuvres ont été acquises pour des prix allant de 3.000 à 5.000 euros. Un seul dessin présenté à la vente n'a pas trouvé preneur.

Ces 20 dessins originaux d'Alberto Giacometti (1901-1966) avaient été offerts par l'artiste à son éditeur Tériade puis étaient devenus la propriété d'une famille grecque qui a souhaité s'en dessaisir.

Ces oeuvres ont été analysées et expertisées par des étudiantes en histoire de l'art de Tours, dans le cadre d'un partenariat avec l'université tourangelle. Un tel partenariat entre commissaire-priseur et université, fréquent dans les pays anglo-saxons, est très rare en France, selon le commissaire-priseur Aymeric Rouillac, qui dirigeait cette vente, dimanche et lundi.

Dimanche, un rare buste étrusque en terre cuite de 68 cm, provenant de la collection privée d'un médecin tourangeau, avait été préempté par le musée du Louvre après avoir été adjugé 200.000 euros. Sur ce buste-mannequin, le jeune homme modèle portait une toge déchirée, laissant apparaître plusieurs organes internes parfaitement identifiables comme le coeur, les poumons ou les intestins.

LE LOUVRE PREEMPTE LE BUSTE ETRUSQUE DU DOCTEUR DECOUFLE
Vidéo Rouillac, 26 juin 2011


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LE BUSTE VENDU A CHEVERNY EXPOSE AU MUSEE DU LOUVRE
La Nouvelle République, 27 juin 2011

Les collections du musée du Louvre viennent de s'enrichir d'une pièce unique au monde. Un buste étrusque vendu par M e Rouillac, hier à Cheverny.

Le buste vient d'être préempté par le Louvre. Aux côtés de M e Aymeric Rouillac, Jean-Luc Martinez, du Louvre, et Christophe Kunicki, l'expert en archéologie.

Le buste étrusque, unique au monde (voir la NR du 24 juin), mis en vente à Cheverny sous le marteau de M es Rouillac, père et fils, ne quittera pas le sol français. Ainsi en a décidé le Louvre qui a préempté l'objet aux alentours de 16 h 15, hier après-midi dans l'orangerie du château.

A 15 h 30, le lot 108 faisait son entrée mais était aussitôt retiré. Explications de M e Philippe Rouillac : « Nous avions estimé la vente aux alentours de 16 h. Nous avons des acheteurs étrangers à qui nous avons donné cette heure. Il va falloir attendre. »
Trente minutes d'attente supplémentaire qui ont permis de vendre une paire de buffets 130.000 €, deux tapisseries du XVII e siècle 200.000 €

Exposé fin 2011

A 16 h 03, le buste étrusque faisait son retour. Mis à prix 30.000 €, il était disputé uniquement par téléphone. A coups de dizaines de milliers d'euros, les prix s'envolaient pour se stabiliser à 200.000 €. L'acquéreur, un ressortissant suisse, qui a connu sa minute de bonheur, pas beaucoup plus. Très vite, Philippe Rouillac s'est rendu dans le fond de la salle et a invité un anonyme à prendre la parole. En quelques mots et quelques secondes, le buste changeait de main et restait en France, le musée du Louvre ayant fait valoir son droit de préemption. Une décision annoncée sous les applaudissements de la salle.

Jean-Luc Martinez, conservateur général, directeur du département des antiquités grecques, étrusques et romaines du Louvre a détaillé la démarche du musée.« L'administration française a délivré un certificat de libre circulation du buste puisque cela faisait moins de 50 ans qu'il était en France. Ensuite, j'avais une enveloppe pour l'acheter avec un plafond. J'ai laissé les enchères se dérouler et comme la somme de 200.000 € est entrée dans cette enveloppe, j'ai pu faire valoir le droit de préemption. Le Louvre s'est substitué à l'acquéreur. »
Le buste étrusque sera dès aujourd'hui à Paris. Il attendra qu'on lui fabrique une vitrine à sa mesure et devrait prendre place dans la dernière des trois salles consacrées aux antiquités grecques, étrusques et romaines du Louvre. La date de fin 2011 a été avancée. Le Louvre, qui possède la plus importante collection d'art étrusque hors Italie, va pouvoir réorganiser sa collection autour de cette pièce maîtresse.

jeanfrancois.minot@nrco.fr

Résultat des ventes de la journée : 1,5 M€. Une très belle somme saluée par M e Philippe Rouillac. Outre les prix cités ci-dessus, la pendule-cage à oiseaux chanteurs et automates a été adjugée 153.000 €.

La vente reprend aujourd'hui à 14 h. Seront notamment vendus 20 dessins de Giacometti provenant de la collection Tériades-Joannides.

Jean-François Minot
VISITEZ L'EXPOSITION DE LA VENTE A CHEVERNY
Vidéo Rouillac, 25 juin 2011


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LE BUSTE ÉTRUSQUE DU DOCTEUR DÉCOUFLÉ
Vidéo Rouillac, 15 juin 2011


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CHEVERNY : UN RARE BUSTE ÉTRUSQUE ET 20 DESSINS DE GIACOMETTI AUX ENCHÈRES
AFP, 16 juin 2011

CHEVERNY (Loir-et-Cher) — Un rare buste étrusque convoité par le Louvre et 20 dessins de Giacometti seront mis sous le marteau lors de la 23e vente aux enchères au château de Cheverny (Loir-et-Cher), les 26 et 27 juin, a-t-on appris auprès des organisateurs.

Parmi les quelque 260 oeuvres d'art proposées à la vente figurent plusieurs "pépites" dont un mannequin étrusque provenant de la collection privée d'un médecin tourangeau, explique à l'AFP le commissaire-priseur Aymeric Rouillac, qui dirigera la vente, la plus importante chaque année en province selon lui.

Ce buste en terre cuite de 68 cm représente un jeune homme portant une toge déchirée, laissant apparaître plusieurs organes internes parfaitement identifiables comme le coeur, les poumons, les intestins...

"Il y a seulement quatre autres bustes similaires dans le monde, dont un au Louvre", explique Me Rouillac. Le musée parisien a d'ailleurs fait savoir qu'il pourrait utiliser son droit de préemption pour se porter acquéreur du buste, mis à prix à 50.000 euros, selon lui.

Autre "pépite" de la vente: 20 dessins originaux d'Alberto Giacometti qui avaient été offerts par l'artiste à son éditeur Tériade. Ces oeuvres ont été analysées et expertisées par des étudiantes en histoire de l'art de Tours, dans le cadre d'un partenariat avec l'université tourangelle.

Un tel partenariat entre commissaire-priseur et université, fréquent dans les pays anglo-saxons, est très rare en France, selon lui.

Plusieurs de ces dessins, pour la plupart réalisés à l'encre noire, reproduisent des statues égyptiennes du Louvre. "Ce ne sont pas des études d'un artiste qui se cherche", souligne Me Rouillac. "Ces dessins permettent de comprendre la sculpture de Giacometti".

Ils sont estimés entre 5.000 et 15.000 euros chacun par l'étude.
"BÂTEAUX QUITTANT LE PORT" PAR LE GRAY : LA PHOTO DU XIXÈME SIÈCLE LA PLUS CHÈRE AU MONDE À 917.000 €
AFP, 18 juin 2011


VENDOME (Loir-et-Cher), 18 juin 2011 (AFP) - "Bateaux quittant le port du Havre", une marine du photographe du XIXe siècle Gustave Le Gray a été achetée au prix record de 917.000 euros par un collectionneur américain lors d'enchères samedi à Vendôme (Loir-et-Cher), selon un journaliste de l'AFP sur place.

Cette vue de bateaux en contre-jour au coucher de soleil, datant de 1856 ou 57, a été acquise 740.000 euros (prix marteau, auquel s'ajoutent des frais de vente) par un riche pétrolier de Houston (Etats-Unis) qui a requis l'anonymat, a précisé Me Aymeric Rouillac, commissaire-priseur qui dirigeait la vente. Il s'agit d'un record mondial pour une photo de Le Gray, a-t-il précisé. Le tirage de 31 cm sur 40, l'un des quatre existants au monde, a été vendu à l'issue d'enchères très disputées entre les Etats-Unis, un Etat pétrolier non précisé et la France.

La photo était le clou d'une vente aux enchères exceptionnelle d'une dizaine de marines de Le Gray (1820-1884), photographe "star" du XIXe siècle dont les photos atteignent des sommets aux enchères.

Une autre marine célèbre du photographe, "La Vague brisée" (1857), prise à Sète, a été achetée pour 300.000 euros (prix marteau, 372.000 frais compris), battant là aussi un record mondial pour cette oeuvre. Ce cliché de format vertical, estimé entre 80.000 et 120.000 euros, représente une voile quittant le port poussée par le vent, alors qu'une vague se brise sur un rocher en premier plan.

La dizaine de marines de Le Gray vendues samedi a rapporté un total de 1,6 million d'euros (frais compris), a souligné Me Rouillac.

Ces tirages proviennent de la collection conservée par les descendants du militaire Charles Denis de la Brousse (1828-1898).

Cette vente aux enchères était organisée à l'occasion du coup d'envoi de la 7e édition du festival "Promenades photographiques", qui propose du 17 juin au 18 septembre 23 expositions disséminées dans la ville de Vendôme.

expert Yves Di Maria



VENDÔME BRILLE DES MARINES DE LE GRAY
Le Monde, 16 juin 2011



Le samedi 18 juin, il y aura foule à Vendôme (Loir-et-Cher) En marge du festival des Promenades photographiques, la maison Rouillac vend aux enchères une dizaine de marines de Gustave Le Gray, qui font déjà saliver les grandes institutions mondiales et les collectionneurs. Avec un paradoxe qui continue d'étonner les non-initiés : ces marines, dont certaines sont relativement courantes sur le marché, continuent d'atteindre des prix record.

Ces vues de mer aux lumières subtiles, signées de l'une des stars du XIXe siècle, sont aujourd'hui considérées comme des classiques. Gustave Le Gray les a réalisées dans les années 1850 en associant deux négatifs, afin de rendre à la perfection le ciel et les nuages. "On compare à tort ses images aux marines de Friedrich. Il a donné à ses images un caractère proprement photographique en jouant sur les effets de lumière, le mouvement", explique Marc Pagneux, collectionneur et marchand qui prépare une exposition de Le Gray en 2012. La beauté des marines avait été saluée dès leur création, en France et à l'étranger.

L'ensemble présenté à Vendôme - exposé au public le vendredi - a tout de la trouvaille miraculeuse : conservés jusqu'à présent dans les archives de la famille d'un militaire, Charles Denis de la Brousse (1828-1898), ces tirages en grand format étaient inconnus des spécialistes, et sont pour la plupart dans un état impeccable.

Le clou de la vente, Bateaux quittant le port du Havre (1856 ou 1857), est un coucher de soleil au contre-jour spectaculaire. C'est l'image la plus rare, et le catalogue, prudent, ne donne pas d'estimation de prix. "Il n'existe pas vraiment de référence, justifie l'expert de la vente, Yves Di Maria. On connaît deux exemplaires de cette image aux Etats-Unis, une dans la collection de Roger Thérond, et trois qui ont été vendues lors d'enchères. On peut raisonnablement penser qu'elle va battre des records." Comprenez au minimum plusieurs centaines de milliers d'euros.

L'autre image importante de Vendôme est La Vague brisée (1857), étonnante marine verticale où une voile poussée par le vent semble sortir de l'image. Le Gray considérait cette image comme un de ses chefs-d'oeuvre, au point de la déposer au ministère de la marine en 1860, avec deux autres images. La photographie, dont la Bibliothèque nationale possède deux exemplaires, est estimée à Vendôme entre 80 000 et 120 000 euros.

Mais, en règle générale, les marines de Le Gray ne se distinguent pas par leur rareté. On connaît près d'une centaine de tirages pour La Grande Vague (1855), l'image phare de Le Gray. La bibliothèque nationale à elle seule en détient quatre. Ce qui n'a pas empêché cette photo de battre un mémorable record, en 1999, lors de la vente André Jammes : 718 000 euros (prix marteau), somme époustouflante pour une photographie dite "primitive". Selon la base de données Artprice, Gustave Le Gray occupe la 32e place des photographes les plus chers du monde, contemporains compris.

L'abondance de marines sur le marché s'explique par le fait que Le Gray, à la tête d'un atelier boulevard des Capucines, vendait ses images aux souverains, aux aristocrates, aux artistes, aux collectionneurs... "Parmi les auteurs du XIXe recherchés par les musées et les collectionneurs, Le Gray est l'un des seuls à avoir eu une oeuvre commerciale", explique Sylvie Aubenas, conservatrice de la Bibliothèque nationale. Mais elle tempère : "Les épreuves dans un état exceptionnel sont peu nombreuses. Et personne ne veut d'une marine dans un état médiocre pour sa collection, ça n'a aucun sens. Autant choisir une autre image."

Si l'épreuve est abîmée ou décolorée, la décote de prix est vertigineuse. Ce qui explique les dents de scie des ventes Le Gray, et le résultat décevant de 300 000 euros atteint par une autre Grande Vague, peu après la vente Jammes, en 2009. A Vendôme, une célèbre marine de Le Gray, Brick (1856), jaunie, est estimée à seulement 5 000 euros. A contrario, les tirages en état parfait, qu'on retrouve encore régulièrement dans des archives privées ou des petites institutions, peuvent rapidement faire monter les prix.



Vente aux enchères Le Gray, le 18 juin à 14h30. à Vendôme (Loir-et-Cher), aux Greniers de l'Abbaye. Exposition publique le vendredi 17 de 11 heures à 21 heures, le samedi de 9 à 12 heures. Sur le Web : gustavelegray.com.

Claire Guillot

Présentation vidéo de la vente sur le blog de Nikon


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ANDY WARHOL ET DES ÉLÉPHANTS SUR LE PLATEAU DE TV TOURS
TV Tours, "Tout sur un plateau", 9 juin 2011
émission animée par Maguelone Hédon

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