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Jean-Baptiste CARPEAUX





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Jean-Baptiste CARPEAUX (Valenciennes, 1827 - Courbevoie, 1875)

La France Impériale portant la lumière dans le monde, et protégeant l'Agriculture et les Sciences, 1863.


Trois hauts-reliefs en plâtre patiné du groupe présenté par Carpeaux à l'architecte Victor Lefuel, le 19 août 1863, pour couronner la façade sud, sur Seine, du nouveau pavillon de Flore au Palais du Louvre, réservé aux appartements de l'Impératrice et du Prince Impérial.

Pourrait être la seule maquette complète, de ce groupe en plâtre, conservée aujourd'hui,

La France : Haut. 38 Long. 25 Prof. 24 cm. (accidents, manques, restaurations).
L'Agriculture : Haut. 26,5  Long. 38  Prof. 20,5  cm.
La Science : Haut. 24 Long. 37,5 Prof. 20,5 cm.

Provenance :
- offert par Madame Louise Clément-Carpeaux, fille du sculpteur, à son ami le conservateur des musées nationaux Édouard Sarradin (1869-1957). Étiquette ancienne contrecollée.
- par descendance, conservée dans la famille, collection particulière, Paris.

rouillac.com, le plus :
- vue en 360°.
- Bibliographie complète et recherches sur les autres études de la "France Impériale" de Carpeaux : Le Louvre, Orsay ou les Arts Décoratifs...



Le groupe en pierre du pavillon Flore, Palais du Louvre


Critique d'art au Journal des Débats, co-fondateur du Salon d'Automne, conservateur du Musée de Compiègne, Édouard Sarradin (1869-1957) offre en 1927 au Musée du Louvre deux tirages des esquisses en plâtre de l'Agriculture et de la Science, qui sont présentés depuis 1989, dans les salles d'histoire du Louvre au musée du Louvre. Ils ont fait l'objet d'une exposition : "Le photographe et l'architecte : Edouard Baldus, Hector-Martin Lefuel et le chantier du Nouveau Louvre de Napoléon III" en 1986.

Notre groupe de trois est le seul complet, avec celui en cire du musée du Petit Palais. Il permet de mieux comprendre la genèse de l'oeuvre du couronnement du pavillon de Flore.

Les autres oeuvres en rapport sont dispersées dans différentes collections :
- Dessins : Paris musée du Louvre, fonds du musée d'Orsay, et du musée des Arts Décoratifs ; Valenciennes.
- Esquisse cire : musée de Valenciennes.
- Maquette en plâtre : Paris : musées du Louvre, du Petit Palais et d'Orsay ; musées de Compiègne, de Lyon et de Montpellier.

Bibliographie :
- Édouard Sarradin, "Carpeaux", éd. Rieder, Paris, 1937. oeuvre citées pp. 13-14 : "...qualité plastique et décorative du fronton... ces deux figures-ci (sont) inspirées de celles de Michel-Ange aux tombeaux des Médicis... Un Rubens de pierre. ... Carpeaux, continuateur de Rude, est bien, comme l'écrivait Rodin en 1912, un petit fils de Puget. On voit moins qu'il soit, comme Rodin l'affirmait aussi, à propos de la France Impériale, un émule du Bernin". p.13, 14.
- Anne Pingeot (dir.) "Catalogue sommaire illustré des sculptures du musée d'Orsay", Paris, 1986.
- Claude Jeancolas, "Carpeaux la farouche volonté d'être", Lazarus, 1987. Le groupe est analysé pp. 85-90 :  "...Les deux figures d'hommes allongés sont très inspirées de Michel-Ange, jusqu'aux visages mêmes : celui de l'Agriculture est une copie de la tête du Crépuscule de la Chapelle Médicis. La figure centrale est toute autre, l'élève quitte le maître. Sa France est victorieuse, puissante, maîtrisant son avenir et dominant les peuples..."
- Michel Polleti et Alain Richarme, "Jean-Baptiste Carpeaux, sculpteur. Catalogue raisonné de l'oeuvre édité", Paris, 2003.
- Mehdi Korchane, "Michel-Ange au siècle de Carpeaux", 2012.