TOURS - VENDÔME - PARIS
COMMISSAIRES - PRISEURS
EXPERT PRÈS LA COUR D'APPEL
GABRIEL VIARDOT (Paris, 1830-1906)

Gabriel-Frédéric Viardot (1830-1906) et son frère Louis-Gustave, ébénistes et sculpteurs sur bois, ouvrent en 1835 rue Rambuteau à Paris un magasin de meubles d'art et de fantaisie  sous l'enseigne "Viardot Frères et Cie". Ils exposent notamment à l'Exposition Universelle de 1855. L'année 1860 marque une césure : Gabriel-Frédéric crée son propre atelier au 5, rue du Grand-Chantier sous le nom "G. Viardot", tout en prenant la direction de la maison familiale sise rue Rambuteau jusqu'en 1872. Il travaille alors successivement au 15, rue de Chaume, au 3, rue des Archives (1878) et au 36, rue Amelot à la fin du XIXe.

Outre le magasin, il crée une véritable fabrique de meubles inspirés des pièces exportées de Chine et du Japon et adaptés au goût de la clientèle européenne.  Il se libère souvent de la forme de ces modèles pour dessiner une ligne plus riche et un décor plus exotique à l'aide de panneaux de laque, d'incrustations de nacre et de bronzes. Il obtient quatre médailles à l'Exposition universelle de Paris de 1867, une médaille d'argent en 1878 et une médaille d'or en 1889. Fournisseur de l'Escalier de Cristal,  Viardot est considéré comme un des premiers à se spécialiser dans le Japonisme. Le musée d'Orsay conserve trois belles pièces de Gabriel Viardot : une vitrine, une table à thé à double plateau et un miroir monté sur chevalet.

Littérature :
- D. Ledoux-Lebard, "Le Mobilier français du XIXe siècle", Paris, éd. l'Amateur, 2000, pp. 614-615.
- P. Thiébaut, "Contribution à une histoire du mobilier japonisant : les créations de l'Escalier de Cristal" in Revue de l'art, 1989, n°85, pp. 76-83.

     

cliquer sur l'image pour accéder à la vente