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COLLECTION DE SERCEY

COLLECTION de SERCEY, des diplomates sinisants

conservée dans un château du Morvan, dans la même famille depuis l’origine. 


Cette belle réunion de statuettes de bouddhas en bronze, coupes et vases en néphrite, porcelaines et autres objets d’art asiatiques, provient des de Sercey, famille de diplomates français qui firent une partie de leur carrière en Chine à la fin du XIXe siècle et au cours de la première moitié du XXe siècle.


Hippolyte Marie René, comte de Sercey, né le 30 janvier 1855 à Paris, est le fils du diplomate Félix Édouard de Sercey, qui fut choisi par le roi Louis-Philippe comme ambassadeur Extraordinaire auprès du Shah de Perse en 1839-1840. À l’instar de la carrière de son père, le jeune de Sercey entre très tôt à l’âge de 20 ans dans le service diplomatique, comme attaché aux archives puis au cabinet du ministre des affaires étrangères. En 1877, il obtient son premier poste à l’étranger à la légation de Téhéran, et occupe successivement ceux des légations de Berne, Rome et Athènes. Nommé secrétaire d’ambassade en 1881, il est envoyé à l’ambassade du Saint-Siège pontifical de1882 à 1886, puis au Monténégro de 1997 à 1890. En 1891 et 1892, il est chargé de mission pour le fonctionnement des écoles françaises et l’exercice du protectorat religieux en Orient. En 1893, il est promu chevalier de la Légion d’honneur et obtient le grade de secrétaire d’ambassade de 1ère classe. Il est alors envoyé en Chine comme 1er secrétaire de la légation à Pékin. Il devient ainsi le collaborateur très dévoué de l’ambassadeur Auguste Gérard, qui par son action pendant et après la guerre sino-japonaise, va permettre à la France de lier la Chine à l’alliance franco-russe et de disposer d’une zone d’influence au sud de la Chine, verrouillant le nord de l’Indochine française. En particulier, Gérard jouera un rôle important dans l’ouverture de la Chine impériale à la notion de relations diplomatiques avec le reste du monde. Ainsi il sera parmi les premiers envoyés diplomatiques à remettre directement ses lettres de créance à l’empereur de Chine au cours d’une audience privée. En 1896, par décret impérial, l’Empereur de Chine confère au comte de Sercey, comme chargé d’ambassade, l’un des grades des plus élevés dans l’Ordre impérial du Double-Dragon. En 1897, le comte de Sercey a écrit et publia avec le baron Vitale un ouvrage relatif à la première grammaire et le premier vocabulaire de la langue mongole (dialecte de Khalkhas), imprimé par la librairie des Lazaristes au Pé-Tang, en mission à Pékin. Il quitte la Chine en janvier 1898, quelques mois avant la révolte des Boxers. Consul général à Beyrouth de 1893 à1904, il devient ministre plénipotentiaire de deuxième classe résidant à Cettigné de 1904 à 1911. En 1911 il est envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Luxembourg. Il décède subitement en mai 1912 en son domicile parisien 170 rue du Faubourg Saint Honoré où il se trouvait de passage.


Le comte de Sercey avait épousé le 10 avril 1893 à Paris à la chapelle de la rue de Vaugirard Blanche Marie Laurence d’Andlau, fille de Joseph Hardouin comte d’Andlau ancien Général et sénateur, et de Berthe Le Pelletier de Saint Rémy. Ils eurent quatre enfants, dont Joseph Romuald Édouard de Sercey (1894-1931), secrétaire d’ambassade décédé à Pékin le 6 mars 1931, et Gaston Raoul de Sercey (1898-1948), qui se maria à Pékin en 1924 et fut en charge du département postal chinois à Hong-Kong.

De cette même provenance, nous avions vendu en 2004 à Cheverny un brûle-parfum en néphrite blanche, époque Qing, provenant de la chambre de l'impératrice de Chine, pour un prix record pour l’époque de 590 000€. Sous le couvercle de ce brûle parfum était collée une étiquette avec la mention manuscrite : « Jade vert provenant du Palais d’été (chambre de l’Impératrice) offert à la Comtesse d’Andlau par son compatriote le Cap. B. de l’Isle. 1861 ». Louis Alexandre Brière de l’Isle, officier dans l’infanterie de Marine, avait offert ce jade à la comtesse d’Andlau, mère d’Hippolyte René de Sercey, probablement en 1861. Les états militaires de cet officier de marine nous confirment en effet qu’il avait bien pris part aux campagnes militaires en Chine et Cochinchine de 1859 à 1868, et que son régiment participa en octobre 1860 au sac du Palais d’été de l’empereur de Chine.


       

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SOUVENIRS ASIATIQUES DES SERCEY

Présentation de la collection de Sercey par Me Philippe Rouillac.


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