TOURS - VENDÔME - PARIS
COMMISSAIRES - PRISEURS
EXPERT PRÈS LA COUR D'APPEL
Plans des Antilles

Donatien Marie Joseph de Vimeur, vicomte de Rochambeau


Né en 1755 à Paris, Donatien Marie Joseph de Vimeur, vicomte de Rochambeau, suit la voie militaire de ses ancêtres. A l’âge de 15 ans, il est incorporé avec le grade de lieutenant en second dans l’artillerie de Besançon en garnison à Strasbourg. En 1779, il devient colonel en second du régiment du Bourbonnais. Au printemps 1780, il s’embarque pour l’Amérique avec le corps expéditionnaire commandé par son père, faisant partie de son état-major. Après la victoire de Yorktown, il est promu en 1782 colonel commandant le régiment de Saintonge.

En 1791, il est promu maréchal de camp. En 1792, l’Assemblée nationale le nomme gouverneur lieutenant général des Isles du Vent et il s’embarque pour la Martinique le 6 août. Arrivé devant Fort-Royal, il est repoussé à coups de canons par les contre-révolutionnaires. Il se réfugie alors à Saint-Domingue pendant 4 mois durant lesquels il remplira les fonctions de gouverneur par intérim. A la fin de janvier 1793, il retourne aux Isles du Vent et peut enfin exercer ses fonctions de gouverneur militaire. Ayant installé son quartier général à la Martinique, il y est assiégé à deux reprises par les troupes anglaises : durant le premier semestre 1793 au cours duquel il réussira à repousser leurs attaques, et à nouveau durant l’hiver 1794 où il sera obligéde capituler. Il sera fait prisonnier sur parole et détenu à Philadelphie aux États-Unis. En décembre 1795, il rentre en France après son échange avec un officier anglais, le lieutenant général O’Hara qui perdit la bataille de Yorktown en 1781.

En février 1796, le Directoire le nomme commandant général de la partie espagnole de Saint-Domingue. Mais il sera très vite destitué par le pouvoir des commissaires civils de l’île et renvoyé en France où il purgera quelques jours de prison et un long exil à Bordeaux. Il réintégrera l’armée en janvier 1800 étant nommé général de division dans l’armée de Masséna lors de la seconde campagne d’Italie.

Au mois de décembre 1801, Bonaparte lance une offensive militaire d’envergure contre l’île de Saint-Domingue, colonie française détenue par les révoltés indépendantistes menés par Toussaint Louverture. Le général Rochambeau est choisi pour faire partie de l’état major du général en chef Leclerc. Ce dernier décède le 2 novembre 1802. Le général Rochambeau est alors désigné comme commandant général en chef de l’armée de Saint-Domingue. En novembre1803, encerclé dans la ville du Cap par le général rebelle Dessalines, il capitule et s’embarque pour la France. Il est alors capturé par la marine anglaise et jeté dans les geôles d’Angleterre où il croupira pendant plus de 8 années.

Il rentre en France en 1811 et retrouve ses galons de général de division au tout début de 1813 pour mener la campagne d’Allemagne. Mortellement blessé lors de la bataille de Leipzig en octobre 1813, il meurt quelques jours plus tard âgé, de 58 ans.


[ROCHAMBEAU, Donatien-Marie-Joseph de Vimeur, vicomte de].

Colonies - Les Antilles et Saint Domingue, 6 pièces,1780.

cliquez sur l'image pour sa description

Rigobert BONNE (1727-1795) est un cartographe français premier ingénieur hydrographe du Roi au Dépôt des Cartes et Plans de la Marine. Il est l’un des auteurs de L’Atlas moderne ou collection des cartes sur toutes les parties du globe terrestre publié à Paris en 1762. On lui doit également le Neptune américo-septentrional, dressé au dépôt de la Marine (Paris, 1778-1780), ainsi que quelques cartes dont la célèbre Carte des isles Antilles et du golfe du Mexique ; avec la majeure partie de la Nouvelle Espagne (Paris, Lattré, 1780). Bonne a par ailleurs développé un mode de projection cartographique portant son nom, représentant une évolution mathématique du système de Ptolémée. Appropriée à la cartographie à des échelles locales, la projection de Bonne a été utilisée jusqu’au XXème siècle pour l’élaboration de cartes d’État-major ou de cartes routières.

[ROCHAMBEAU, Donatien-Marie-Joseph de Vimeur, vicomte de].

Colonies - Sainte-Lucie, carte de l’île, 1792-1794.

cliquez sur l'image pour sa description

En 1792, l’Assemblée nationale nomme Donatien-Marie Joseph de Vimeur, vicomte de Rochambeau, gouverneur lieutenant-général des Isles du Vent qui comprennent l’île de Sainte-Lucie, la Guadeloupe et la Martinique. Il s’embarque pour la Martinique le 6 août. Arrivé devant Fort-Royal, il est repoussé à coups de canons par les contre-révolutionnaires. Il se réfugie alors à Saint-Domingue pendant 4 mois durant lesquels il remplit les fonctions de gouverneur par intérim. À la fin de janvier 1793, il retourne aux Isles du Vent et peut enfin exercer ses fonctions de gouverneur militaire. Ayant installé son quartier général à la Martinique, il y est assiégé à deux reprises par les troupes anglaises : durant le premier semestre 1793 au cours duquel il réussit à repousser leurs attaques, et à nouveau durant l’hiver 1794 où il est obligé de capituler. Il est fait prisonnier sur parole et détenu à Philadelphie auxÉtats-Unis. En décembre 1795, il rentre en France après son échange avec un officier anglais, le lieutenant général O’Hara qui capitula lors de la bataille de Yorktown en 1781. Contrairement à la Martinique, les habitants de Sainte-Lucie n’opposèrent pas de résistance aux autorités révolutionnaires, d’où le nom qui lui fut attribué dès 1792 de « Sainte Lucie la Fidèle ».

[ROCHAMBEAU, Donatien-Marie-Joseph de Vimeur, vicomte de].

Colonies - La Martinique, carte de l’île, 1793.

 cliquez sur l'image pour sa description

[ROCHAMBEAU, Donatien-Marie-Joseph de Vimeur, vicomte de].

Colonies - La Martinique, cartes de l’île, 1793-1794.

 cliquez sur l'image pour sa description

[ROCHAMBEAU, Donatien-Marie-Joseph de Vimeur, vicomte de].

Colonies - La Martinique, plan de la ville de Fort-Royal,c. 1793.

cliquez sur l'image pour sa description

À la suite de l'attaque anglaise de 1762, le roi Louis XV décide en juillet 1763 de renforcer le système défensif de la Martinique en construisant un fort sur le morne Garnier afin de protéger le fort Saint Louis des offensives venues de terre. Les travaux s'achèvent en 1772 et le nouvel ouvrage défensif est baptisé Fort Bourbon en hommage à Louis XV qui en a décidé la construction. Le Fort Bourbon remplit correctement son rôle pendant la guerre d'indépendance de sÉtats-Unis (1775-1783), puisque les Anglais ne viennent pas attaquer Fort-Roya lqui sert pourtant de base aux régiments français engagés auprès des insurgés américains.

En 1793, le fort est rebaptisé Fort la Convention. Le général Donatien-Marie-Joseph de Rochambeau s'y enferme avec 900 hommes et résiste héroïquement pendant un mois aux Anglais qui ont envahi la Martinique avec 16.000 hommes lors de la prise de la Martinique en 1794. Après la capitulation française, les Anglais occupent la Martinique de 1794 à 1802 et rebaptisent le fort Fort George. La Martinique est restituée à la France par la paix d'Amiens du 25 mars 1802 et c'est finalement Napoléon Ier qui donne au fort son nom définitif en l'honneur d'un de ses généraux, Louis Charles Antoine Desaix, tué lors de la bataille de Marengo.


ROCHAMBEAU, Donatien-Marie-Joseph de Vimeur, vicomte de].

Italie - Deuxième campagne d'Italie, 1800.

cliquez sur l'image pour sa description


[ROCHAMBEAU, Donatien-Marie-Joseph deVimeur, vicomte de].

Saint Domingue - Captivité en Angleterre et divers,1804.

cliquez sur l'image pour sa description