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ART DÉCO : LES SCULPTURES DE JANNIOT A LA THEBAIDE

LE FILM DE LA PLUS BELLE EXPOSITION DE L'ANNÉ

DANS LE PLUS BEL ESPACE DES VENTES DE FRANCE


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les oeuvres de Janniot in situ à la Thébaïde 

dans un film d'archives inédit


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Sculpteur prolifique, " héritier" de Bourdelle, Alfred Janniot (1889-1969) est l'enfant chéri des grands décors publics et privés des années 1930. Pendant la Seconde Guerre mondiale (1942-1945), il crée sur les bords de l'Oise, à la Thébaïde, un décor unique et  reprenant les grands succès de son œuvre passée et annonçant ses créations à venir. 

Premier prix de Rome en 1919, il revient de la villa Médicis avec des amitiés solides, qui lui seront fidèles toute sa vie durant. Jacques Émile Ruhlmann lui met le pied à l'étrier, en lui confiant la statuaire du Pavillon du collectionneur, lors de l'exposition de  l'Union des arts décoratifs (1925). Les amateurs sont accueillis par un "Hommage à Jean Goujon", qui marque le début du style Art Déco. Puis, Janniot est chargé du décor en bas-relief de la façade principale du Palais de la Porte Dorée, à l'occasion de l'exposition coloniale (1931). Les 1.200 m2 de murs sculptés sont admirés par huit millions de visiteurs. En 1937, il s' attaque à la façade du Palais de Tokyo, côté Seine, à l'occasion de l'Exposition internationale des arts et techniques. Il y réalise une synthèse magistrale de la mythologie antique : un livre ouvert face à la Tour Eiffel.

La loi du "1%culturel", réservant dans tout chantier publique la réalisation d'une œuvre d'art, lui fait parcourir la France des Trente glorieuses : de l'hôtel de Ville de Puteaux à la place Masséna de Nice, en passant par l'École nationale supérieure de Cachan ou la Bourse du travail de Bordeaux. Janniot est aussi homme de commandes privées, comme celles de la Compagnie générale transatlantique pour son fleuron qu'est le paquebot "l'Île de France", de la porte de l a Maison de la France au Rockefeller Center de New York, du musée de Calouste Gulbenkian à Lisbonne. Pour la Villa Greystone, de son ami l'architecte Roux-Spitz à Dinard, citadelle face à la mer, Janniot réalise d'importants éléments de décors.

Lorsqu'en 1942, une bombe souffle son atelier parisien, c'est un artiste universellement reconnu, dans la force de l'âge, qui est touché de plein fouet. Il trouve refuge chez le fils d'un ami du régiment, Gérard Ducos, dans sa propriété de Butry-sur-Oise : la Thébaïde. Durant la guerre, Janniot installe son atelier dans le parc, et imagine, seul, la décoration de la maison et du jardin. De visites à Anet et à Versailles, de longues conversations avec l'esthète Ducos, naît cet ensemble Art Déco incomparable. Une quarantaine de sculptures sont créées, réinterprétant les succès du passé et jetant les bases des créations futures, comme avec le très beau plâtre d'"Héraclès domptant le taureau crétois". Glorifiant les corps nus, Janniot réussit la synthèse de l'inspiration Antique pour les thèmes, de l'exemple de la Renaissance pour la plastique, et de l'ordre Classique pour la vue générale. Ainsi, huit "Marmousets", divinités antiques, sont créés de part et d' autre du bassin, rappelant ceux dessinés par Lebrun à Versailles. Si l'allégorie de "l'Aurore et du Crépuscule" est la reprise en ronde bosse du haut-relief du Palais de Tokyo, les quatre grandes Cariatides annoncent des sculptures à venir. Le chef-d'œuvre absolu est sans hésitation le groupe en bronze des "Trois Grâces" : le seul groupe de femmes par Janniot qui nous soit parvenu intact...

Cet ensemble unique, le plus important en mains privées, a été miraculeusement protégé de la dispersion après l'abandon de la Thébaïde, à la fin des années 1990. Il est aujourd'hui proposé aux enchères, et permettra peut être à un nouveau mécène de préserver le décor le plus grandiose qu'on puisse rêver, par l'un des maîtres de l'Art Déco.

Nous renvoyons aux excellents ouvrages d'Anne Demeurisse (Janniot, Somogy, Paris, 2003) et de Michel Giraud (Janniot, Galerie Michel Giraud, Paris, 2006), ainsi qu'au site internet des amis de Janniot (www.janniot.com), pour prolonger les précisions apportées dans ce catalogue.

Les œuvres présentées aux enchères étant toutes originales, et le plus souvent inédites, nous rappelons que la législation française conditionne l' édition d' une œuvre originale à l' accord des ayant de droits de l' artiste, en la personne de Madame Anne Demeurisse.

Les œuvres sont vendues en l’état. Faculté de réunions pour les ensembles.

Dossier complet et images d'archive

présentant les oeuvres de Janniot in situ à la Théaïde

sur le site de l'Association des Amis d'Alfred Auguste Janniot

http://www.janniot.com/ventecheverny.html