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JEAN-PIERRE CORTOT


Jean-Pierre CORTOT (Paris, 1787 - 1843) d'après

Main de la renommée pour "L'Apothéose de l'Empereur" sur l'Arc de Triomphe de l'Étoile à Paris.


Pierre du bas relief de la main gauche de la Renommée, Victoire ailée, au dessus de Napoléon couronné.

Haut. 41, Long. 38, Prof. 24 cm.

Provenance :
- offert à Jean Martin-Roch par son ami Séraphin Gilly, sculpteur-restaurateur de l'Arc de Triomphe, dans les années 1960.
- collection du sculpteur Jean Martin-Roch, abbaye de Pierredon, Saint-Rémy de Provence.
- par descendance, collection particulière, Bretagne.

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L'Apothéose de l'Empereur par Cortot.


Premier Prix de Rome en 1809, devançant Rude - Cortot réalise en 1833, cette  Apothéose de Napoléon Ier, groupe colossal -  en pendant de la Marseillaise de Rude. Élu à l'Institut en 1825, professeur à l'École des Beaux-Arts de 1826 à 1843, on lui doit aussi le bas relief au fronton du palais Bourbon (actuelle Assemblée Nationale, chambre des députés) - comme les statues des villes de Brest et de Rouen, place de la Concorde. Toujours à Paris relevons, place des Vosges, la statue équestre de Louis XIII, et celle Marie- Antoinette à la Chapelle Expiatoire, sans oublier au château de Versailles celle de Louis XV. Le Musée du Louvre conserve maintes de ses oeuvres : le soldat de Marathon annonçant la Victoire, Daphnis et Chloé, et l'Immortalité.

Avec cette "Apothéose de l'Empereur", Cortot revient sur son travail lors de son séjour prolongé à Rome à la Villa Médicis (1813-1818) : une commande de Vivant Denon pour une statue colossale de Napoléon Ier. À la chute de l'Empire, ce travail est abandonné et remplacé par une statue de Louis XVIII. Avec ce groupe de l'Arc de Triomphe de l'Étoile, Cortot se montre l'héritier, à la fois des modèles classiques de la fin du XVIIIe siècle, et de la tradition gréco-romaine. Tenant de l'École néo-classique son style monumental s'exprime ici, avec une parfaite maîtrise.


Le Triomphe de 1810 par Jean-Pierre Cortot


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