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"ENTRÉE DE PORT" PAR VLAMINCK

26 -Entrée de port par Vlaminck, Artigny, 7 juin 2015

MAURICE DE VLAMINCK (PARIS, 1876 - RUEIL-LA-GADELIÈRE, 1958)


L’entrée du port,1912.

Huile sur toile.

Signée en bas à droite : "Vlaminck".

54 x 65 cm.

Certificat du Wildenstein Institute en date du 27 mars 1998.


Cette œuvre sera incluse dans le tome 2 du catalogue raisonné de l'œuvre peinte en cours d'élaboration par Maïthé Vallès-Bled : "Maurice de Vlaminck : la période cézannienne (1907-1916)" sous l’égide de l’Institut Wildenstein.

Provenance :

  • Galerie Georges Moos, Genève
  • 1962, collection particulière
  • 20 mai 1998, Vente Christie’s Londres
  • Galerie de la Présidence, Paris
  • Collection privée, France

Expositions :

  • 2001, Sao Paulo, Brésil, Musée d’Art Brésilien, Fondation Armando Alvares Penteado, Vlaminck, n°17 reproduit au
    catalogue.
  • 2009, Exposition itinérante à Madrid et Barcelone (Espagne), CaixaForum, Vlaminck un instinct fauve, peintures de
    1900 à 1915.
  • Barcelone, Espagne, CaixaForum : "Vlaminck, un instinto fauve. Pinturas de 1900 a 1915". Juillet 2009.

Maurice de VLAMINCK. Port entrance, c. 1912. Canvas. Signed.

VLAMINCK AU TOURNANT DU FAUVISME


"L'entrée du port" est une oeuvre représentative de la période de transition que connaît Vlaminck entre 1908 et le début de la première guerre mondiale. À cette époque il voyage ou expose beaucoup à travers l'Europe : Hollande, Allemagne, Russie, France, Royaume-Uni... Il représente fréquemment les bords de la Seine, à Bougival, au Havre ou à Rouen, mais aussi ceux de la Tamise, au cours de voyages et d'expositions à Londres. En 1914 il est à Marseille, dont il représente aussi le port.

Après avoir utilisé les ressources de la couleur pure, durant sa période fauve, Vlaminck en découvre les limites : un jaune reste le même jaune, un outremer toujours un outremer. En même temps que s’éloigne le fauvisme, il se met à suivre une inspiration plus cézanienne le poussant à aborder la construction de ses toiles avec rigueur. 

Au cours de ces années d’avant-guerre, il commence à peindre des paysages aux contrastes saisissant entre ombre et lumière, où l’introduction de tons plus sombres contribuent à l’harmonie de la toile. Il transpose son ancienne prédilection pour les couleurs vives en une maîtrise de la forme, des plans angulaires, dans une atmosphère lourde et dramatique.

Sa peinture devient plus sombre et véhémente, les couleurs contrastées . Vlaminck joue avec le noir et le blanc qu’il utilise aussi bien dans ses ciels orageux que dans ses étendues de mer profondes et inquiétantes.

À une époque où le modernisme en France fait l'objet d'une transition délicate du fauvisme au cubisme, cette volonté de rupture rend alors son travail intéressant et annonce les prémices de la phase de création que les critiques qualifieront de “lyrique” qui sera reçue avec beaucoup d’enthousiasme.