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LA SCULPTURE DE VERSAILLES À CHANTELOUP


Van Blarenberghe, Vue du château de Chanteloup, (Musée du Louvre)

LA SCULPTURE DE VERSAILLES DANS LES JARDINS DE CHANTELOUP


Constitué à partir de 1708 par Jean d'Aubigny, le domaine de Chanteloup, près d'Amboise dans le Val-de-Loire, est aménagé en palais pour la princesse des Ursins (1642-1722). "Camera major" de la reine d'Espagne, elle est "le garant" de l'influence française en cette terre Habsbourg, y assurant le grand succès diplomatique du règne de Louis XIV. L'architecte Robert de Cotte bâtit un château que Saint Simon décrit "vaste et superbe, avec d'immenses basses cours et des communs prodigieux, avec tous les accompagnements des plus beaux et des plus grands jardins." 

Chanteloup connaît son heure de gloire dans les années 1760-1770, alors qu'il devient la propriété du duc de Choiseul, ministre de Louis XV. Son épouse Louis Honorine Crozat, fille du célèbre financier, transforme profondément le château et le parc sous la direction de l'architecte Louis Denis Le Camus. Lorsque Choiseul tombe en disgrâce à Noël 1770, il y trouve un exil heureux, accueillant toute la Cour qui quitte Versailles pour l'entourer. "On s'ennuie à Versailles quand on rit à Chanteloup", chante-t-on alors. Propriété du duc de Penthièvre, puis de Chaptal après la Révolution, Chanteloup est dépecé et démoli par la "Bande noire" au début du XIXe siècle. Ses vestiges ornent les belles demeures du Val de Loire et les grands musées ; une Pagode célébrant l'amitié est l'ultime témoignage architectural de ce palais féérique. 

Dès l'origine, les jardins de Chanteloup sont réputés rivaliser avec ceux de Versailles.  Nos vases sont un témoignage posthume de ces grand parcs. il s'agit en effet probablement d'un moulage ancien des ateliers Gilbert Cuel à Billancourt. Ils ornent actuellement le parc du manoir de la Richardière, en limite immédiate de l'ancien domaine de Chanteloup.
  • Les QUATRE CASSOLETTES rappellent celles représentées sur une assiette en porcelaine de la Restauration figurant Chanteloup, aux armes de la duchesse d'Orléans. Elles étaient disposées, avec d'autres, le long de la balustrade permettant d'accéder au jardin derrière le château.
  • Le VASE À FEU est inspiré de la paire de vases en porphyre achetée par le Cardinal de Richelieu à Rome en 1633, pour son château en Touraine. Entrés à la mort du Cardinal dans les collections de Louis XIV, ils figurent en 1722 dans l'inventaire de Versailles ; ces vases sont aujourd'hui conservés au musée du Louvre. À Chanteloup.
  • Le VASE AUX TOURNESOLS est la réplique de ceux dessinés par Mansart pour l'allée royale à Versailles et sculptés par Marc Arcis et Sébastien Slodtz en 1687. L'étude que nous avons consacrée à ces vases a permis d'identifier une autre copie inconnue d'un vase de l'allée Royale, également conservée à Amboise avec d'autres vestiges de Chanteloup. Il s'agit de la paire de vases à larges cannelures sculptée par du Goullon et Legeret en 1685.

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Rachel Chenu et Lauranne Stainier, "Les vases de jardins de Versailles à Chanteloup", Rouillac, Tours, 2015.

Ce dossier a été réalisé avec la collaboration active de Mesmoiselles Lauranne Stainer et Rachel Chenu, historiennes de l'art à l'Université François Rabelais de Tours.

Les tailleurs de pierre des Établissements Menet, à Loches, ont nettoyé ces vases et se tiennent à la disposition des amateurs pour tout devis de transport. Contact : M. Philippe Chanu au 02 47 59 02 52.

56 - Vase aux Tournesols au modèle de Versailles, Artigny, 7 juin 2015.

Grand VASE sur piédouche à décor de TOURNESOLS en pierre RECOMPOSÉE.


Sur la panse, trois fleurs allégoriques illustrent le cycle de la vie et de la mort du tournesol. De riches frises de feuillages, lambrequins et rinceaux agrémentent le vase.
Sur un socle à sections rectangulaires et doucines.
Réduction de la paire de vases dessinée par Mansart pour l'allée Royale de Versailles et sculptée par Slodtz et Marc Arcis en 1687.

Pierre recomposée.
Probablement un moulage ancien des ateliers Gilbert Cuel à Billancourt.

Vase : Haut. 130, Diam. 95 cm.
Gaine : Haut. 110, Larg. 73, Prof. 73 cm.
Hauteur totale : 240 cm.
(micro-fissures)

Provenance :

  • famille de Cassin, parc du manoir de la Richardière, en bordure du parc de Chanteloup, Amboise.
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Rachel Chenu et Lauranne Stainier, "Les vases de jardins de Versailles à Chanteloup", Rouillac, Tours, 2015.

Great VASE WITH SUNFLOWERS, after the original in the Royal alley of Versailles.

LES VASES AUX TOURNESOLS DE VERSAILLES


"À l'instar des vases du Soleil, les seize vases en marbre de l'allée Royale furent conçus par paires (Haut. 206, Diam. 151 cm). Piganiol de La Force indique à leur propos en 1701, que "tous ces vases sont des profils et dessins de M. Mansart." Le nom du sculpteur chargé de réaliser les modèles en trois dimensions à partir des dessins donnés par le maître d'œuvre pourrait être celui de Girardon, qui n'est toutefois pas explicitement attesté par les sources.  Arcis et Slodtz réalisent d'admirables bouquets de tournesols traités avec naturalisme et noblesse, reflétant une image solaire et prospère. De ces deux derniers sculpteurs, Arcis, membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture depuis 1684, était relativement nouveau sur le chantier de Versailles, où il avait collaboré aux décors de la petite écurie du roi et de la grande Galerie, tandis que, pour Slodtz, issu de l'atelier de Girardon, l'allée Royale représenta sa première intervention pour Versailles."Alexandre Maral, "Le Versailles de Louis XIV, un palais pour la sculpture par ", éd. Faton, 2013. Texte p. 216-219 ;  vase reproduit p. 218, 273 (détail) et 279 (allée royale).


Quatre petits VASES CASSOLETTES sur piédouche en pierre RECOMPOSÉE à cotes torses godronnées.


Sur un socle à sections rectangulaires.

Pierre recomposée.
Probablement un moulage ancien des ateliers Gilbert Cuel à Billancourt.

Vase : Haut. 46, Diam. 39 cm.
Socle : Haut. 39, Larg. 39, Prof. 39 cm.
Haut. totale : 84 cm.

Provenance :

  • famille de Cassin, parc du manoir de la Richardière, en bordure du parc de Chanteloup, Amboise.

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Rachel Chenu et Lauranne Stainier, "Les vases de jardins de Versailles à Chanteloup", Rouillac, Tours, 2015.

Four VASES CASSOLETTES.



POT À FEU COUVERT 

à cotes torses godronnées et anses à enroulement en pierre recomposée.
Sur un socle à sections rectangulaires.

D'après les vases en porphyre du Cardinal de Richelieu achetés à Rome en 1633, entrés à sa mort dans les collections royales, exposés à Versailles au XVIIIe siècle, puis au musée du Louvre.



Pierre recomposée.
Probablement un moulage ancien des ateliers Gilbert Cuel à Billancourt.






Vase : Haut. 77, Larg. 80, Prof. 56 cm.
Gaine : Haut. 89, Larg. 56, Prof. 56 cm.
Haut-totale : 165 cm.

Provenance :

  • famille Cassin, parc du manoir de la Richardière, en bordure du parc de Chanteloup, Amboise


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Rachel Chenu et Lauranne Stainier, "Les vases de jardins de Versailles à Chanteloup", Rouillac, Tours, 2015.