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Illustration 1 : Château de Chanteloup, XVIIIe siècle, Dessin à la plume, encre de Chine et aquarelle.
BNF, département Estampes et photographie.


Illustration 2 : Vue du château et des jardins de Chanteloup, 1708, Dessin à la plume et lavis à l'encre de Chine. BNF, département Estampes et photographie.


Illustration 3 : Louis Michel Van Loo (atelier de), Portrait du duc de Choiseul, 2nd moitié du XVIIIe siècle, peinture à l'huile. Musée des Beaux-Arts de Tours.



Illustration 4 : Château de Chanteloup, plan du domaine, avant 1773, dessin (AN, N II Indre-et-Loire 7). In Christophe Morin, Au service du château : l'architecture des communs en île-de-France au XVIIIe siècle, Paris, publication de la Sorbonne, 2008, p. 458.


Illustration5 : Bergeron, Chanteloup, pagode, commencée le 25 7bre 1775, achevée le 30 août 1776, 1845, dessin à la mine de plomb et lavis à l'encre brune. BNF, département Estampes et photographie.


Illustration 6 : Vue aérienne du site de Chanteloup, extraite de l'ouvrage de Véronique Moreau (dir.) Chanteloup, un moment de grâce autour du duc de Choiseul, catalogue de l'exposition au Musée des Beaux-Arts de Tours, Paris, Somogy, 2007.


Illustration 7 : Vase du parc de l'école des infirmières, pierre, H. 1,20 m, Amboise.


Illustration 8 : Pot-à-feu, pierre, extrait de l'ouvrage de Véronique Moreau (dir.), Chanteloup, un moment de grâce autour du duc de Choiseul, catalogue de l'exposition, Tours, Musée des Beaux-Arts de Tours, Somogy, 2007, p. 33. 



Illustration 9 : Sphinx de l'entrée du château de Chenonceau, pierre.


Illustration 10 : Vase du Pont Wilson (Sud-Est), Tours, marbre.




Illustration 11 : Colonne et pot-à-feu, parc du château de Valmer, pierre.


Illustration12 : deux vases, château de Valmer, terre.


  Illustration13 : Petit vase, pierre, H. 46 cm, D. 39 cm.


Illustration14 : Manufacture de Sèvres, Assiette armoriée, Cité de lacéramique, Sèvres.


Illustration15 : Pot-à-feu, pierre, H. 77 cm, L. 80 cm, Prof. 56 cm.


Illustration 16 : Giovanni Canini, Trois vases de porphyre, 1633, dessin.
Paris, Musée du Louvre, département des Arts graphiques.


  Illustration17 : Vase aux tournesols, conservé en Touraine, pierre sculptée, H. 130cm, Diam. 95 cm.


  Illustration 18 : Sébastien Slodtz, Détail du vase aux tournesols, 1687, H. 2,06 m, D. 1,51 m, Allée Royale des jardins de Versailles. Extrait de l'ouvrage d'Alexandre Maral, Le Versailles de Louis XIV. Un palais pour la sculpture, Paris, Faton,‎ 2013 p. 218.


    Illustration19 : Vue générale de la ville et du château de Versailles du côté desjardins, 1793, eau-forte.
BNF, départementEstampes et photographie.


Illustration 20 : Herpin, Vase à décor d'instruments de musique, marbre, 1688-1691, H. 2,09 m, D. 1,46 m, Allée Royale des jardins de Versailles. Extrait de l'ouvrage d'Alexandre Maral, Le Versailles de Louis XIV. Un palais pour la sculpture, Paris, Faton,‎ 2013 p. 218.


Illustration 21 : Anonyme, Degoullons et Légeret, Vase en marbre à larges cannelures ornées de tournesols, in Description des groupes statuaires, vases et fontaines du Jardin de Versailles en 1697, f. 97v.

 
Illustration 22 : Anonyme, Sébastien Slodtz, Vase en marbre aux tournesols, extrait de : Description des groupes statuaires, vases et fontaines du Jardin de Versailles en 1697, f. 94.







LES VASES DES JARDINS DE VERSAILLES À CHANTELOUP

 par Rachel Chenu et Lauranne Stainier 


"Illustration 1: Château de Chanteloup, XVIIIe siècle, Dessin à la plume et encre de Chine, aquarelle, 29,5 x 45,5 cm, Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie.

Nous souhaitons adresser ici tous nos remerciements aux personnes qui nous ont apporté leur aide dans nos recherches : M. Thierry André (propriétaire de la Pagode de Chanteloup) ; M. Alexandre Grâteau (étudiant) ; M. Alexandre Maral (Conservateur du département de sculpture du château de Versailles) ; Mme Véronique Moreau (Conservateur du patrimoine) ; Mme Alix de Saint-Venant (propriétaire du château de Valmer à Chançay) ; ainsi que nos interlocuteurs à l'école des infirmières d'Amboise et à la Société archéologique de Touraine.

SOMMAIRE 

Bibliographie et Sources


Notre corpus d’œuvres se compose d'un imposant vase aux tournesols, d'un pot-à-feu et de quatre petits vases. Aujourd'hui conservé dans une propriété attenante au domaine de Chanteloup, cet ensemble est un témoignage posthume des jardins de ce château. 

LE CHÂTEAU DE CHANTELOUP : DE SA CONSTRUCTION À SON DÉMANTÈLEMENT

François le Franc

François le Franc achète le domaine de Chanteloup en 1583. Il fait édifier une résidence comprenant une chapelle. Sa famille garde le domaine jusqu'en 1695.

Louis Le Boultz

Louis le Boultz est propriétaire de la seigneurie jusqu'en 1708. Il est grand-maître des Eaux et Forets de France au département de Touraine, d'Anjou et du Maine. Vers 1700, il fait aménager d'importants jardins réguliers. Ils sont représentés sur une gravure de 1708. Ils entourent une importante bâtisse qui n'est en rien une simple maison des champs.

Jean Bouteroue d'Aubigny

Le 22 février 1708, Louis Le Boultz vend les fiefs, les terres et la seigneurie de Chanteloup à Jean Bouteroue d'Aubigny. Grâce à cet achat il obtient le titre de grand maître des eaux et forêt de France au département de Touraine, d'Anjou et du Maine. D'Aubigny travail à la cours d'Espagne comme secrétaire (1701-1714) de la princesse des Ursins, Marie-Anne de La Trémoille. La princesse occupe une place importante à la cour au près de la reine Marie-Louise Marguerite de Savoie. D'Aubigny devient le premier écuyer de la reine puis le secrétaire du roi et de la reine. Au vue de l'importance des sommes engagées à Chanteloup, il est probable que d'Aubigny ai reçu une aide financière extérieure, peut-être de la princesse des Ursins. Il fait reconstruire le château de Chanteloup dès 1711 en conservant les communs et le colombier du XVIe siècle. D'importants artistes interviennent sur le chantier, comme Henri de Favannes pour la décoration intérieure. Dans un témoignage de Monsieur la Valette de 1729 on peut lire qu' « Ils y a peu de maisons de princes qui en approchent, un roi pourrait y loger ». Il précise que « Les jardins répondent parfaitement à la beauté de la maison, ils sont peignés comme à Versailles ».
Jean Bouteroue d'Aubigny décède dans son château de Chanteloup en avril 1732.

Le Duc de Choiseul


TC "Illustration 3 : Louis Michel Van Loo (atelier), Portrait du duc de Choiseul, 2e moitié du XVIIIe siècle, peinture à l'huile, 0,82m x 0,68m, musée des Beaux-Arts de Tours." \f "A" \l 1Portrait du duc de Choiseul, 2e moitié du XVIIIe siècle, peinture à l'huile, 0,82m x 0,68m, musée des Beaux-Arts de Tours.

En 1761, Etienne-François de Choiseul-Stainville acquière le domaine de Chanteloup alors qu'il est gouverneur général de Touraine. Il est considéré comme étant « certainement l'un des plus fastueux ministres du XVIIIe siècle »[1]. A partir des années 1753, il cumule des postes importants tels que ministre d'Etat et Secrétaire d'Etat à la guerre et à la Marine. De plus, il participe activement aux négociations pour le mariage de Marie-Antoinette et du dauphin, futur Louis XVI. Le lundi 24 décembre 1770, Etienne-François de Choiseul reçoit l'ordre de s'exiler dans son domaine de Chanteloup. Louis XV interdit à toutes personnes étrangères à la famille de Choiseul, de lui rendre visite à Chanteloup. Néanmoins, beaucoup vont braver cette ordre pour aller dans le nouveau domaine à la mode à la fin du XVIIIe siècle, Chanteloup. C'est d'ailleurs le cas pour le gouverneur du Lanquedoc qui perd son gouvernement après cette visite. Le Duc de Choiseul projette d'importants travaux dès l'acquisition du domaine. Il fait appel à l'architecte Louis Denis Camus pour l'agrandissement et l'aménagement du château. Il projette également la   modification des espaces extérieurs. Il va transformer le tracé de la forêt pour créer un plus grand parc. A Chanteloup, le duc de Choiseul met en œuvre un réseau hydraulique très développé pour alimenter les fontaines et les bassins d'agréments et d'utilités. De plus, il va s'attacher à améliorer le réseau d'accès au domaine. En effet, les chemins étaient pauvres et mal raccordés aux axes de circulations importants. La séquence d'accès va également être modifiée. Le Duc de Choiseul grâce au percement d'une nouvelle avenue va privilégier l'entrée au domaine du côté d'Amboise et non plus d'Espagne. 

XE "Illustration 5 : Bergeron, Chanteloup, pagode, commencée le 25 7bre 1775, achevée le 30 août 1776, 1845, Dessin à la mine de plomb et lavis à l'encre brune, 26,2 x 19,8 cm, Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, 
 Le train de vie que mène le duc de Choiseul a Chanteloup le contraint en 1783 à vendre ses collections. Après la mort du duc de Choiseul le 8 mai 1786, le domaine de Chanteloup est vendu au Duc de Penthièvre.

L'après duc de Choiseul

Le Duc de Penthiève achète le domaine le 20 juillet 1786. Il possède quarante-trois résidences. Il ne fait pas de Chanteloup sa résidence principale et il n'y vient pas régulièrement. Il décède le 4 mars 1793. Sa fille hérite le domaine qui est mis sous séquestre quelques semaines plus tard. Le 27 février 1798, Guillaume Bardier-Dufay achète le domaine. Il est chef d'escadron. Il ne paye pas en totalité la somme d'achat et démantèle une partie du domaine pour le revendre. Jean Antoine Chaptal achète le domaine de Chanteloup le 31 juillet 1802. Il est ministre de l'intérieur. Il s'installe dans sa nouvelle résidence en 1804 lorsqu'il quitte son ministère. Il va ensuite se consacrer à la culture de la betterave. A cause des ennuis financiers de son fils, il est contraint de vendre son domaine. La pagode est vendue au duc d'Orléans et le reste du domaine à un certain Baudrand. Ce dernier le revend à des marchands de biens qui vont démanteler entièrement le château. La pagode constitue aujourd'hui le seul vestige encore élévation de l'ancien domaine de Chanteloup.

Les Bandes Noires en Val-de-Loire

Les Bandes noires se sont formées après la Révolution française, à la suite de la loi de confiscation des biens du clergé (décrets des 13 mai et 16 juillet 1790 ) et des immigrés (décrets du 2 septembre 1792 et 3 juin 1793)  au profit de la Nation. Ces associations de spéculateurs parcouraient la France afin d'acheter à bas prix les monuments d'art les plus précieux et notamment les châteaux. Ces monuments étaient ensuite dépecé pour en vendre les matériaux. En outre, afin de faire diminuer le prix des monuments, les Bandes noires font circuler de faux assignats, devenus papier monnaie à partir de 1790, afin de faire baisser la valeur de cette monnaie. Toutefois, les enchères des biens nationaux restent très élevées et seules les personnes aisées peuvent les acheter. Ainsi ces biens nationaux sont partagées entre les membres du pouvoir et l'ancienne noblesse. 
 Parmi les membres de ces Bandes noires, le seigneur de Montesquiou est probablement le responsable du démentellement du château de Chanteloup.  

PROPOSITION DE RESTITUTION DES JARDINS DE CHANTELOUP

L'école des infirmières d'Amboise

A l'école des infirmières d'Amboise sont conservés deux vases de couronnement placés au-dessus du portail d'entrée. Ce sont les même que ceux conservés au musée des Beaux-Arts de Tours et au château de Valmer. Un fût de colonne cannelé servant très certainement de socle est installé dans la cour d'entrée.

De plus, dans le parc se trouve une fontaine en pierre couverte de feuilles d'acanthe semblables à celle du vase. En effet, dans le parc de l'école se trouve un vase en pierre. Il mesure entre 1,20m et 1,30m de hauteur (sans le socle). La partie basse de la panse est ornée de feuilles d'acanthes sculptées en relief. La partie supérieure est sculptée de larges cannelures abritant alternativement des tournesols et des lys. Ce vase à une taille similaire à celle du vase aux tournesols conservé en Touraine. De plus, ce vase conservé à l'école des infirmières est une copie de l'un des vases de l'Allée Royale des jardins de Versailles. En effet, l'Allée Royale est ornée d'une paire de vases réalisées par Degoullons (aussi écrit Du Goullon) et Legeret. Néanmoins, le matériau n'est pas le même. Les vases de Versailles sont en marbre et celui de l'école des infirmières et celui de la Richardière est en pierre. La qualité dans le rendu est également différente. Les fleurs et les feuilles sculptées sur les vases de Versailles sont traitées de manière plus naturaliste et minutieuse. Enfin, le vase de l'école des infirmières est plus évasé que ceux de Versailles. La copie n'est donc pas entièrement exacte mais le rapprochement entre ces vases est incontestable. La provenance des vases de couronnement est certaine, ils viennent du château de Chanteloup. Ils couronnaient le péristyle du château.

XE "Illustration 7 : Vase du parc de l'école des infirmières, pierre, H. 1,20 m, Amboise © Etude Rouillac – Stainier Lauranne"Vase du parc de l'école des infirmières, pierre, H. 1,20 m, Amboise © Etude Rouillac – Stainier Lauranne 

Le musée des Beaux-Arts de Tours

L'entrée du musée des beaux-arts de Tours est couronnée de quatre pot-à-feu provenant du château de Chanteloup. Il s'agit des même éléments sculptés identifiés à l'école des infirmières d'Amboise. Ils ont notamment pu être repérés grâce à l'observation de l'iconographie concernant le château de Chanteloup tel qu'une gravure : Le château de Chanteloup, conservée aux archives départementales d'Indre-et-Loire. De plus, cette information est confirmée dans le catalogue de l'exposition Chanteloup, un moment de grâce autour du duc de Choiseul

TC "Illustration 8 : Pot-à-feu, pierre, extrait de l'ouvrage de Véronique Moreau (dir.), Chanteloup, un moment de grâce autour du duc de Choiseul, catalogue de l'exposition, Tours, Musée des Beaux-Arts de Tours, 7/04/-8/07/2007 (éditions Somogy), 2007, p. 33 

Le château de Chenonceau

L'entrée du château de Chenonceau est gardée par deux sphinx qui provenant du château de Chanteloup. Ces deux sphinx peuvent être identifiés dans une sépia peinte en 1815 par Florent Bourgeois du Castelet : Vue de la façade Sud du château de Chanteloup. Dans les jardins du château de Versailles sont également exposés deux sphinx portant un angelot. Une autre paire de sphinx se retrouve en Gironde, ornant l'extérieur du château de Margaux. Néanmoins, ces deux exemples semblent être une réinterprétation du modèle égyptien. En effet, les sphinx de Versailles sont traités de manière féminine avec une poitrine, un traitement souple du corps et une coiffure laissant pendre des cheveux ondulés. Les sphinx du château Margaux portent le némès traditionnel mais présentent également une poitrine féminine et un traitement souple du corps. A l'inverse, les deux sphinx de Chanteloup ne possèdent pas ces attributs féminins. Ils sont solidement agrippés au socle et ne portent qu'un némès. Ces deux sphinx ont certainement été installé à Chenonceau par René de Villeneuve propriétaire du château de 1799 à 1863. 

XE "Illustration 9 : Sphinx de l'entrée du château de Chenonceau, pierre, consultable en ligne sur : http://www.bzho.com/CHENONCEAU/sphinx.htm "Sphinx de l'entrée du château de Chenonceau, pierre, consultable en ligne sur : http://www.bzho.com/CHENONCEAU/sphinx.htm

Tours, le pont Wilson

Le pont Wilson de Tours est encadré de quatre vases en marbre. Ils proviennent du château de Chanteloup et étaient installé près de la pagode. On peut notamment les voir sur certaines vues réalisées par Louis Nicolas Van Blarenberghe de la fin du XVIIIe siècle. Depuis 1798, ils sont disposés aux quatre angles du pont Wilson à Tours. Aux archives départementales d'Indre et Loire est conservé un document concernant la remise de ces vases à la ville de Tours et leur affectation. Ce document date du 27 germinal de l'An VI. 

TC "Illustration 10 : Vase du Pont Wilson (Sud-Est), Tours, marbre, © Etude Rouillac - Stainier Lauranne" \f "A" \l 1Vase du Pont Wilson (Sud-Est), Tours, marbre, © Etude Rouillac - Stainier Lauranne 

Le château de Valmer

Trois colonnes aujourd'hui dans le parc du château de Valmer, à Chancay, proviennent du péristyle du château de Chanteloup. Ces colonnes sont chacune surmontées d'un pot à feu semblable à ceux conservés au musée des Beaux-Arts de Tours et à l'école des infirmières d'Amboise. Le péristyle et ses colonnes sont représentées sur la vue du château de Chanteloup de Constant Bourgeois du Castelet, datée de 1818. Ces colonnes ont été achetées au début du XIXe siècle par Thomas de Chabrefy, le propriétaire du château à cette époque. Dans les caves du château sont également présent deux vases en terre-cuite qui proviendraient aussi du château de Chanteloup. 

TC "Illustration 11 : Colonne et pot-à-feu, parc du château de Valmer, pierre, © Guillaume Metayer, consultable en ligne sur : http://reugny-neuille.blogspot.fr/2013/08/chancay-le-chateau-de-valmer_13.html

UN GRAND VASE, QUATRE PETITS VASES ET UN POT-À-FEU, CONSERVÉS EN TOURAINE

Quatre petits VASES sur piédouche à cotes torses godronnées

TC "Illustration 13 : Petit vase, pierre, H. 46 cm, D. 39 cm © Etude Rouillac - Aymeric Rouillac

   Pierre recomposée. 

 Vase : Haut. 46, Diam. 39 cm. Socle : Haut. 39, Larg. 39, Prof. 39 cm. Haut totale : 84 cm. 

 Partie intégrante de cet ensemble sculpté, ces quatre petits vases sont un témoignage posthume des jardins du château de Chanteloup. Ces vases sur piédouche à cotes torses godronnées rappellent ceux identifiés sur une assiette armoriée de Sèvres. Ils sont installés sur les balustrades encadrant les accès au jardin, derrière le château. Cette assiette, aux armes de la duchesse d'Orléans est aujourd'hui conservée à la Cité de la Céramique de Sèvres.

POT À FEU à cotes torses godronnées et anses


TC "Illustration 15 : Pot-à-feu, pierre, H. 77 cm, L. 80 cm, Prof. 56 cm, © Etude Rouillac - Aymeric Rouillac 

Pierre recomposée.

 
 Vase : Haut. 77, Larg. 80, Prof. 56 cm. 
 Gaine : Haut. 89, Larg. 56, Prof. 56 cm. 
 Haut totale : 165 cm. 

Plus grand que les précédents vases, ce pot-à-feu présente une forme similaire avec ces cotes torses godronnées. N'étant pas ouvert par un couvercle sur sa partie supérieure il s'agit très certainement d'un vase de couronnement. Les vases de couronnement installés sur le péristyle du château sont bien connus par l'iconographie et certains sont encore conservés ; au musée des Beaux-Arts de Tours, à l'école des infirmières d'Amboise mais également au château de Valmer. Celui-ci présente une forme différente de ceux déjà bien connus et identifiés. La forme de ce vase de couronnement est bien connue dès le XVIIe siècle notamment grâce à un dessin de trois vases en porphyre antique de Giovanni Canini réalisé pour le Cardinale de Richelieu en 1633 et conservé à Paris au musée du Louvre, département des Arts graphiques. 

"Illustration 16 : Giovanni Canini, "Trois vases de porphyre, 1633, dessins, H. 40,6 cm, L. 25 cm, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques.

Grand VASE sur piédouche à décor de TOURNESOLS.

"Illustration 17 : Vase aux tournesols, conservé en Touraine, pierre sculptée, H. 130 cm, Diam. 95 cm, © Etude Rouillac - Aymeric Rouillac 

Vase : Haut. 130, Diam. 95 cm.
Gaine : Haut. 110, Larg. 73, Prof. 73 cm.
Hauteur totale : 240 cm. 

"Illustration 18 : Sébastien Slodtz, Détail du vase aux tournesols, 1687, H. 2,06 m, D. 1,51 m, Allée Royale des jardins de Versailles, ©A. Maral, extrait de l'ouvrage d'Alexandre Maral, Le Versailles de Louis XIV. Un palais pour la sculpture, Paris, Faton,‎ 2013 p. 218 

 Au sein de l'Allée royale des jardins de Versailles se trouve une série de seize vases, fonctionnant par paire. Le vase aux tournesols est une copie d'une des paires de l'Allée Royale réalisé par Sébastien Slodtz et Marc Arcis.

JULES HARDOUIN-MANSART ET L'ALLÉE ROYALE DE VERSAILLES

Jules Hardouin Mansart

L'architecte favori de Louis XIV est né en 1646 et décédé en 1708. Il est le représentant du classicisme français durant la fin du XVIIe siècle. Sa première commande entant qu'architecte de Louis XIV est le château du Val en 1674. Il est également très actif au château de Versailles. Il y réalise notamment la galerie des Glaces, les Grande et Petites Ecuries, l'Orangerie, l'Aile Nord et celle du Midi, le Grand Trianon ou encore l'église Notre-Dame. Il travail également à la réalisation de jardin, comme ceux de Marly. Il réalise également le château neuf de Meudon. Ses protecteurs tels que Louvois et Madame de Montespan vont permettre son ascension a des positions importantes. Il devient en 1681 le premier architecte du roi pour finir par être le « ministre des Arts de Louis XIV ». Il satisfait tant le roi qu'il le fait chevalier de Saint-Michel en 1693. Outre ses protecteurs, il est également le neveu du célèbre architecte français François Mansart au près duquel il se forme. Dans l'atelier de son oncle, il côtoie les plus grands décorateurs de son temps tel que Jean Bérain. Jules Hardouin Mansart est l'un des architectes les plus importants de son époque, qui travail également aux décors, aux jardins mais aussi aux sculptures, comme à Versailles.

Jules Hardouin Mansart et les jardins de Versailles


"Illustration 19 : "Vue générale de la ville et du château de Versailles du côté des jardins, 1793, eau-forte, 35 x 52 cm, Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie.

La statuaire à Versailles connaît une nouvelle évolution à partir de 1683. A cette période, Louvois remplace Colbert qui vient de décéder et Versailles devient la résidence officielle et permanente du pouvoir. L'architecture évolue également dès 1676 avec le projet du bosquet de la Renommée dirigé par Jules Hardouin Mansart. Entre 1684 et 1687 un nouveau programme sculpté est mis en place pour l'Allée Royale. Il devient primordial de mettre en scène la figure royale, notamment par la représentation de symboles liés au roi. A partir de 1683 né un extraordinaire développement du vase et du terme. Cet engouement participe à une volonté d'unifier les espaces. De plus, en référence au Vase Borghèse et au Vase Médicis, copiés pour les jardins de Versailles on rappel une nouvelle fois la prestigieuse statuaire antique. Dès 1686, quatorze vases étaient déjà attestés au près du parterre du Latone. Durant cette même année deux vases sont installés, représentant des instruments de musique et réalisés par Jacques Herpin et Jean Robert. En 1687, quatorze autres vases sont commandés pour être installés à la suite de ceux de Jacques Herpin et Jean Robert. Ces quatorze vases sont créés par paires et réalisés d'après les dessins de Jules Hardouin Mansart. Louvois et Mansart vont choisir quatorze sculpteurs différents pour permettre une réalisation plus rapide des vases. Parmi cette commande Sébastien Slodtz et Marc Arcis vont produire chacun un grand Vase aux tournesols. 

Les 16 vases de l'Allée Royale


"Illustration 20 : Herpin,Vase à décor d'instruments de musique, marbre, 1688-1691, H. 2,09 m, D. 1,46 m, Allée Royale des jardins de Versailles, ©A. Maral, extrait de l'ouvrage d'Alexandre Maral, Le Versailles de Louis XIV. Un palais pour la sculpture, Paris, Faton,‎ 2013 p. 218

  Les sculpteurs sollicités pour la réalisation de cet ensemble sont pour la plupart membre de l'Académie Royale de peinture et de sculpture. Ils ont également participé à d'autres ouvrages pour Versailles ; dont des sculptures de jardins ou encore la décoration intérieure et extérieure. 

MARC ARCIS (Vase aux tournesols)

Marc Arcis est né à Mouzens en 1652 (ou 1655) et décédé à Toulouse en 1739. Il est âgé d'à peine vingt ans lorsqu'il est mentionné à Toulouse pour la réalisation de plusieurs bustes. Ils sont   destinés à l'hôtel de ville dont un buste de Louis XVI. Il part ensuite pour Paris. Il est admis à l'Académie royale de peintures et de sculptures dès 1684. Il va travailler au chantier de Versailles mais également pour des commanditaires prestigieux de la cour. Après plusieurs réalisations à Paris, il repars pour Toulouse où il y fini sa carrière et sa vie. Pour les jardins de Versailles il réalise notamment un Vase aux tournesols et Printemps (un terme achevé par Mazière).

SEBASTIEN SLODTZ (Vase aux tournesols)

Sébastien Slodtz est né à Anvers en 1655 et décédé à Paris en 1726. Il s'installe à Paris après 1685 et entre dans l'atelier de François Girardon. Le 25 février 1696 il épouse Madeleine Cucci. Elle est la fille de l'ébéniste et graveur Italien Dominico Cucci qui a participé à la décoration du château de Versailles. Avec Madeleine Cucci, il aura six enfants dont trois deviendront sculpteurs et deux peintres. Il est également devenu le recteur de l'Académie de Saint-Luc. Il travail principalement au château de Versailles. Sa première réalisation est le vase aux tournesols. On lui doit également Hannibal dont il réalise le grand modèle entre 1687-1688, puis la taille du marbre de 1687 à 1704. Le modèle original est de François Girardon. Sébastien Slodtz livre également en 1723 la dernière sculpture commandée par Louis XIV pour l'Allée Royale, Aristée et Protée. Enfin, il travail à la décoration intérieure du château de Versailles notamment pour la chapelle.

Le vase aux tournesols ligérien par rapport à ceux de Versailles

Les deux vases aux tournesols de l'Allée Royale de Versailles ont été réalisé par Sébastien Slodtz et Marc Arcis en 1687. Ils sont en marbre. Le vase réalisé par Sébastien Slodtz 2,06 mètres de haut et 1,51 mètres de diamètre. Le vase aux tournesols de la Richardièremesure en hauteur près de 80 centimètres de moins que les vases de Versailles. Son diamètre est également pus petit avec une différence de près de 55 centimètres. Un matériau plus noble, le marbre, a été employé pour la réalisation des vases de Versailles alors que celui de Chanteloup est en pierre recomposée. La qualité du rendu est également différente. Le vase conservé en Touraine présente une qualité de réalisation légèrement inférieure à ceux des jardins de Versailles. Les éléments végétaux sont plus rigides sur le vase de Chanteloup que sur ceux de l'Allée Royale.    

LA DIFFUSION DE LA SCULPTURE VERSAILLAISE EN FRANCE

Versailles : le modèle par excellence

Les jardins du château de Versailles sont le modèle à suivre dans le milieu parisien mais également en province. Ils sont sources d'inspirations tant dans le tracé que dans les sculptures dont ils sont ornés. Les sphinx de Versailles se retrouvent notamment au château de Champs-sur-Marne mais également à Chantilly. Les vases sont aussi copiés notamment dans les jardins de Vaux-le-Vicomte qui accueil une reprise des vases de François Barrois et de Joseph Raynol recevant un décor de cornes d'abondances. Le vase aux tournesols conservé en Touraine et celui du parc de l'école des infirmières d'Amboise sont des copies de vases de l'Allée Royale de Versailles.

La diffusion des modèles


"Illustration 21 : Anonyme, 1 Degoullons et Légeret, Vase en marbre à large cannelures ornées de tournesols, extrait de : Description des groupes statuaires, vases et fontaines du Jardin de Versailles en 1697, f. 97v.


L'un des outils permettant la diffusion des modèles sculptés versaillais est la gravure et le dessin. Un recueil recensant les sculptures des jardins de Versailles est conservé à la bibliothèque municipale de Versailles : Description des groupes statuaires, vases et fontaines du Jardin de Versailles en 1697. Ce recueil réalisé au cours du XVIIe siècle montrent de nombreuses représentations des vases ornant l'Allée Royale de Versailles tel que le vase aux tournesols de Slodtz (f. 94) et ceux de Légeret et Degoullons (f. 97v).

À la Belle époque, les ateliers de Gilbert Cuel à Billancourt commercialisent des moulage de grande qualité des plus belles sculptures de Versailles : vases, fontaines et statues... Ces moulages aujourd'hui patiné par le temps peuvent parfois être confondus avec des réalisation anciennes. Nous remercions Monsieur Marc Maison qui nous a fourni les informations permettant la juste attribution de nos vases.

Marigny au château de Ménars

En 1764, à la mort de madame de Pompadour, son frère, le marquis de Marigny, hérite du château de Ménars. Grâce à sa position de directeur générale des Bâtiments, Arts, Jardins et Manufactures du roi, il obtient l'autorisation d'installer dans le jardin de son château des œuvres sculptées commandées par Louis XV. Au moment des confiscations révolutionnaires, la vente des sculptures de jardin du château de Ménars n'a finalement pas eu lieu. Ainsi, les sculptures mis en place par Marigny ornent encore aujourd'hui les jardins du château de Ménars. Le jardin de Versailles étant un référence pour les jardins à la française dès leur création, le modèle se diffuse en Val-de-Loire dès la fin du XVIIIe siècle, à l'instar de Chanteloup et de Ménars.

 

  INDEX DES ILLUSTRATIONS 

  • Ilustration 1 : Château de Chanteloup, XVIIIe siècle, Dessin à la plume et encre de Chine, aquarelle, 29,5 x 45,5 cm, Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, EST RESERVE VE-26 (K)
  • Illustration 2 : Vue du château et des jardins de Chanteloup, 1708, Dessin à la plume et lavis à l'encre de Chine ; 44,4 x 91 cm, Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, EST RESERVE VE-26 (K)  
  • Illustration 3 : Louis Michel Van Loo (atelier), Portrait du duc de Choiseul, 2e moitié du XVIIIe siècle, peinture à l'huile, 0,82m x 0,68m, musée des Beaux-Arts de Tours.
  • Illustration 4 : Château de Chanteloup, plan du domaine, avant 1773, dessin (AN, N II Indre-et-Loire 7), Extraite de l'ouvrage de Christophe Morin, Au service du château : l'architecture des communs en île-de-France au XVIIIe siècle, Paris, publication de la Sorbonne, 2008. p.458
  • Illustration 5 : Bergeron, Chanteloup, pagode, commencée le 25 7bre 1775, achevée le 30 août 1776, 1845, Dessin à la mine de plomb et lavis à l'encre brune, 26,2 x 19,8 cm, Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, EST RESERVE VE-26 (K)
  • Illustration 6 : Vue aérienne du site de Chanteloup, extraite de l'ouvrage de Véronique Moreau (dir.) Chanteloup, un moment de grâce autour du duc de Choiseul, catalogue de l'exposition au Musée des Beaux-Arts de Tours, 7/04/-8/07/2007, Paris, éd. Somogy, 2007
  • Illustration 7 : Vase du parc de l'école des infirmières, pierre, H. 1,20 m, Amboise © Etude Rouillac – Stainier Lauranne
  • Illustration 8 : Pot-à-feu, pierre, extrait de l'ouvrage de Véronique Moreau (dir.), Chanteloup, un moment de grâce autour du duc de Choiseul, catalogue de l'exposition, Tours, Musée des Beaux-Arts de Tours, 7/04/-8/07/2007 (éditions Somogy), 2007, p. 33 
  • Illustration 9 : Sphinx de l'entrée du château de Chenonceau, pierre, consultable en ligne sur : http://www.bzho.com/CHENONCEAU/sphinx.htm
  • Illustration 10 : Vase du Pont Wilson (Sud-Est), Tours, marbre, © Etude Rouillac - Stainier Lauranne.
  • Illustration 11 : Colonne et pot-à-feu, parc du château de Valmer, pierre, © Guillaume Metayer, consultable en ligne sur : http://reugny-neuille.blogspot.fr/2013/08/chancay-le-chateau-de-valmer_13.html 
  • Illustration 12 : deux vases, château de Valmer, terre, © Étude Rouillac – Stainier Lauranne 
  • Illustration 13 : Petit vase, pierre, H. 46 cm, D. 39 cm © Etude Rouillac - Aymeric Rouillac
  • Illustration 14 : Détail d'une assiette armoriée de Sèvres, conservée à la Cité de la céramique de Sèvre, consultable sur la base de donnée RMN :  http://www.photo.rmn.fr/archive/91-005028-2C6NU0HYF58V.html
  • Illustration 15 : Pot-à-feu, pierre, H. 77 cm, L. 80 cm, Prof. 56 cm, © Etude Rouillac - Aymeric Rouillac
  • Illustration 16 : Giovanni Canini, Trois vases de porphyre, 1633, dessins, H. 40,6 cm, L. 25 cm, Paris, musée du Louvre, département des Arts graphiques
  • Illustration 17 : Vase aux tournesols, conservé en Touraine, pierre sculptée, H. 130 cm, Diam. 95 cm, © Etude Rouillac - Aymeric Rouillac.
  • Illustration 18 : Sébastien Slodtz, Détail du vase aux tournesols, 1687, H. 2,06 m, D. 1,51 m, Allée Royale des jardins de Versailles, ©A. Maral, extrait de l'ouvrage d'Alexandre Maral, Le Versailles de Louis XIV. Un palais pour la sculpture, Paris, Faton,‎ 2013 p. 218
  • Illustration 19 : Vue générale de la ville et du château de Versailles du côté des jardins, 1793, eau-forte, 35 x 52 cm, Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, RESERVE QB-370 (18)-FT  4
  • Illustration 20 : Herpin, Vase à décor d'instruments de musique, marbre, 1688-1691, H. 2,09 m, D. 1,46 m, Allée Royale des jardins de Versailles, ©A. Maral, extrait de l'ouvrage d'Alexandre Maral, Le Versailles de Louis XIV. Un palais pour la sculpture, Paris, Faton,‎ 2013 p. 218
  • Illustration 21 : Anonyme, Degoullons et Légeret, Vase en marbre à large cannelures ornées de tournesols, extrait de : Description des groupes statuaires, vases et fontaines du Jardin de Versailles en 1697, f. 97v.
  • Illustration 22 : Anonyme, Sébastien Slodtz, Vase en marbre aux tournesols, extrait de : Description des groupes statuaires, vases et fontaines du Jardin de Versailles en 1697, f. 94

BIBLIOGRAPHIE ET SOURCES

   Illustrations mentionnées 
  •  Sépia, Vue de la façade Sud du château de Chanteloup, Florent Bourgeois du Castelet, 1815, collection privée.    
 Sources 
  •  Affectation des vases de la pagode de Chanteloup le 27 germinal de l'An VI, Archives départementales d'Indre-et-Loire, Tours, L 589 Le château de Chanteloup, Gravure. Archives départementales d'Indre-et-Loire, 7 Fi 148. 
 Bibliographie
  •  Colloque l'Esprit des jardins : entre tradition et création, 5-6 sept. 2008, Conseil Général d'Indre-et-Loire, Les jardins du duc de Choiseul à Chanteloup, Véronique Moreau, conservateur au musée des Beaux-Arts de Tours.
  •  Jean Louis Chalmel, Histoire depuis la conquête des Gaules par les Romains jusqu'à l'année 1790, H. Fournier, 1828, p. 492-493. 
  •  Pierre Francastel, La sculpture de Versailles, essai sur les origines et l'évolution du goût français classique, Paris, A. Morancé, 1930. 
  • Jean-Marcel Humbert, «Egypt in the eighteenth-century garden : decline or revival of the initiatory journey », dans : Experiencing the garden in the eighteenth century, dir. Martin Calder, Bern, Peter Lang, 2006.   p. 202
  • Alexandre Maral, « La sculpture en ses jardins », dans : Versailles, dir. Pierre Arizzoli-Clément, Paris, Citadelles et Mazenod, 2013, p. 217-240.
  • Alexandre Maral, Le Versailles de Louis XIV. Un palais pour la sculpture, Paris, Faton,‎ 2013 
  • Véronique Moreau (dir.), Chanteloup, un moment de grâce autour du duc de Choiseul, catalogue de l'exposition, Tours, Musée des Beaux-Arts de Tours, 7/04/-8/07/2007 (éditions Somogy), 2007. 
  • Christophe Morin, Au service du château : l'architecture des communs en île-de-France au XVIIIe siècle, Paris, publication de la Sorbonne, 2008. - Jean-Marie Pérousse de Montclos, Versailles, Paris, France Loisirs, 1991, p. 364-365. - Fabrienne Sartre, La sculpture française dans la première moitié du XVIIIe siècle, mémoires de la Société archéologique du Midi de la France tome 61, 2001 - François Souchal, French Sculptors of the 17th and 18th Centuries, the reign of Louis XIV, t.1, A-F, Oxford, Cassirer, 1977, t-2, G-L, 1981 et t-3, M-Z, 1987 - Claude Viel, Choiseul et Chaptal à Chanteloup

[1]  Christophe Morin, Au service du château : l'architecture des communs en île-de-France au XVIIIe siècle, Paris, publication de la Sorbonne, 2008.