Le trésor d'un fermier du XIXe siède va être vendu aux enchères dans un château
Samedi 30 mai 2026
Le Progrès, Mathilde Villeminot

Brice Langlois, commissaire-priseur pour la maison Rouillac, explique : « Ce qui est extrêmement rare, c'est que le trophée dispose encore de son écrin. »
Un trophée en argent massif remis au concours agricole de Bourg-en-Bresse à François Eugène Chambaud en 1867 est mis aux enchères dimanche 7 juin en Indre-et-Loire. Pièce exceptionnelle dans son écrin elle a été créée par la célèbre maison parisienne Christofle.
Sur le site internet de la prestigieuse maison Rouillac spécialisée dans le marché de l’art cette vente aux enchères s’affiche en grand. La 38 e vente “garden-party” se tiendra du 5 au 8 juin prochains au château de Villandry (Indre-et-Loire) et elle accueillera un peu du patrimoine aindinois.À cette occasion sera mise aux enchères une pièce « assez exceptionnelle » comme la qualifie Brice Langlois commissaire-priseur. C’est un trophée de la maison parisienne Christofle créatrice d’orfèvrerie depuis 1830 remis lors du concours agricole de Bourg-en-Bresse à François Eugène Chambaud en 1867. Depuis cette date ce trophée de plus de 9 kilos en argent massif est resté dans la famille du récipiendaire famille qui réside toujours dans le département.
« C’est un modèle relativement connu sur lequel apparaissent des animaux un taureau notamment poursuit le professionnel. Ce modèle est caractéristique du Second Empire. Ce qui est extrêmement rare dans le cas de celui qui sera aux enchères dimanche est qu’il dispose encore de son écrin. Ce qui peut permettre de le vendre plus cher. »
Ce trésor est estimé entre 18 000 et 22 000 euros « l’estimation haute et l’estimation basse ». La description qui en est faite dans le catalogue dit ces quelques détails : « La déesse Cérès au sommet repose sur un socle aux armes. […] La coupe présente un décor estampé de quatre scènes des travaux des champs légendées “pâturage moisson vendange labourage”. »
Une vente à suivre en ligne
François Eugène Chambaud était fermier et tuilier au Saix à Péronnas comme toute sa famille avant lui. Il a développé son activité en achetant le domaine dont il était le directeur aux sœurs de la Visitation de Thonon dix ans avant de recevoir ce prix du ministère de l’Agriculture. Comme l’indique la maison des ventes Rouillac il avait reçu une première médaille d’or au concours agricole en 1859. Mais c’est en 1867 qu’il reçoit cette « prestigieuse prime d’honneur » la fameuse coupe. « Ce trophée était remis pour récompenser les progrès de l’agriculture par exemple » raconte Brice Langlois.Pour les amateurs d’art ou pour les plus curieux qui souhaiteraient savoir si le précieux trophée de François Eugène Chambaud trouvera preneur et à quel prix il est possible de suivre la vente aux enchères en direct sur le site internet de la maison Rouillac. Une expérience grisante pour vivre le départ d’une pièce du patrimoine local vers d’autres horizons.
Vente aux enchères dimanche 7 juin à 14 heures.
